Réunion des ministres provinciaux et territoriaux responsables des affaires autochtones et des dirigeants des organismes autochtones nationaux

COMMUNIQUÉ – COLLABORER POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS SOCIOÉCONOMIQUES DES AUTOCHTONES À L’ÉCHELLE DU CANADA

OTTAWA (Ontario), le 19 avril 2011 – Les ministres provinciaux et territoriaux responsables des Affaires autochtones et les dirigeants des cinq organismes autochtones nationaux se sont réunis aujourd’hui pour la troisième fois depuis 2009, pour discuter des progrès réalisés et des prochaines étapes de leur plan en vue d’améliorer la qualité de vie des Premières nations, des Inuits et des Métis. Le Groupe de travail sur les affaires autochtones (GTAA) assure le leadership dans ce dossier en amenant ses membres à collaborer à la mise en œuvre d’un plan visant à : 

       
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    augmenter les taux de diplomation des élèves autochtones;
       
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    appuyer le développement économique dans les collectivités autochtones;
       
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    mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones.
       
       

Principales activités et grandes lignes de la réunion :   

       
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    Appui au renouvellement de la demande pour la tenue d’une réunion des premiers ministres sur l’éducation des Autochtones en collaboration avec les dirigeants autochtones nationaux;
       
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    Renouvellement de la demande pour que le gouvernement fédéral participe aux discussions du GTAA, dans le but de faire progresser davantage ses travaux et de contribuer à leur mise en valeur;
       
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    Accord pour la formation d’un partenariat à caractère officiel avec le Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) (CMEC) pour traiter de priorités communes;
       
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    Élaboration de stratégies clés pour encourager l’implication des élèves autochtones, de leurs parents et de leurs collectivités et pour favoriser leur participation au dossier de la réussite scolaire;
       
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    Nouveau site Web présentant des exemples de réussites www.gtaadeveloppementeconomique.ca pour faire connaître, mettre en valeur et promouvoir les réalisations positives en matière de développement économique autochtone et les progrès accomplis dans ce domaine;
       
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    Appui au forum national sur la violence envers les femmes autochtones, qui aura lieu à Vancouver (Colombie-Britannique) du 15 au 17 juin 2011; et
       
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    Poursuite des efforts déployés pour que le gouvernement fédéral appuie la tenue d’un troisième Sommet national des femmes autochtones (SNFA III). 
       

Les ministres responsables des Affaires autochtones des provinces et des territoires et les dirigeants nationaux de cinq organismes autochtones (l’Assemblée des Premières Nations, le Congrès des peuples autochtones, l’Association des femmes autochtones du Canada, le Ralliement national des Métis et l’Inuit Tapiriit Kanatami) forment le GTAA, que préside le ministre des Affaires autochtones de l’Ontario. Le rapport d’étape de 2010, intitulé Cadre d’intervention pour favoriser l’éducation et le développement économique des Autochtones et mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles autochtones, rend compte des travaux du GTTA. 

Faits en bref (d’après les données de Statistique Canada)

       
  • Au niveau secondaire, le taux de décrochage scolaire des jeunes Inuits, Métis et citoyens des Premières nations vivant hors des réserves est de 22,6 %, soit plus de deux fois et demie celui des jeunes non-Autochtones (8,5 %)[1].
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  • En 2006, le revenu moyen des Autochtones était de 18 962 $, soit 30 % de moins que le revenu moyen du reste du Canada, qui se chiffrait à 27 097 $[2] [3].
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  • Environ 15 % des femmes autochtones au Canada qui avaient un époux ou un conjoint de fait au cours des cinq dernières années ont signalé avoir été victimes de violence conjugale, soit plus du double des femmes non autochtones dans la même situation (6 %)[4]. Les femmes autochtones disparues et assassinées constituent environ 10 % des homicides de femmes et de filles au Canada, malgré le fait que les femmes autochtones ne représentent que 3 % de la population féminine totale au Canada[5]
       

Personnes-ressources 

Ministère des Affaires autochtones de l’Ontario  


Les ministres et les dirigeants reconnaissent l’importance de la collaboration en ce qui concerne les affaires autochtones

[Traduction]
« Le Groupe de travail sur les affaires autochtones agit dans des dossiers d’importance critique pour améliorer les conditions de vie des Autochtones partout au Canada. Ensemble, nous travaillons pour régler les problèmes auxquels sont confrontés les Autochtones aujourd’hui dans des domaines comme l’éducation et le développement économique et pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones. Notre but est d’apporter un changement positif pour les Premières nations, les Inuits et les Métis et de contribuer à combler l’écart socioéconomique entre les Autochtones et les non-Autochtones dans ce pays ». Au nom des provinces et des territoires de tout le Canada : Le ministre des Affaires autochtones de l’Ontario, Chris Bentley – président du GTAA

[Traduction]
« L’approche collaborative du Groupe de travail sur les affaires autochtones a été importante pour encourager la définition de cibles, de buts et d’activités particulières, en ce qui concerne l’amélioration de l’éducation des Premières nations surtout. Il est essentiel que chaque province et territoire continue maintenant de faire preuve de leadership en s’adressant directement aux dirigeants et aux communautés des Premières nations comme des partenaires dans leurs secteurs de compétence respectifs. Ainsi, nous pouvons tous collaborer pour mesurer le progrès accompli, réaliser des progrès véritables et produire des résultats concrets pour les élèves et les communautés des Premières nations d’un bout à l’autre du pays. »
Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Shawn A-in-chut Atleo

[Traduction]
« Le Congrès des peuples autochtones est heureux du progrès réalisé par le Groupe de travail sur les affaires autochtones vers l’atteinte des objectifs suivants : améliorer les taux de diplomation des élèves autochtones, soutenir le développement économique de nos communautés et mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones. Par la collaboration, les gouvernements des provinces et des territoires et les organismes autochtones nationaux démontrent que la volonté politique d’améliorer la qualité de vie de tous les Autochtones existe bel et bien; il faudra toutefois que les organisations membres du Congrès soient incluses à l’avenir dans le travail portant sur ces initiatives importantes. »
La chef nationale du Congrès des peuples autochtones, Betty Ann Lavallée

[Traduction]
« Beaucoup trop souvent, on pense à la Nation métisse après coup seulement lorsqu’il s’agit de régler les trois grands problèmes mis en lumière par ce groupe de travail. Les jeunes Métis forment le segment de la population qui augmente le plus rapidement dans l’Ouest canadien. Ils sont les dirigeants de demain, mais il faut prendre tous les moyens possibles pour qu’ils soient prêts à relever les défis qui les attendent. Je suis extrêmement fier de voir que la Nation métisse a été invitée à participer à ce processus, parce qu’à titre de contribuables et de citoyens qui ont des droits dans ce pays, nous devons faire partie de toutes les possibilités offertes à la population canadienne. La Nation métisse a beaucoup à offrir; il suffit qu’on lui en donne l’occasion. »
Le vice-président du Ralliement national des Métis, David Chartrand

[Traduction]
« Au nom de l’Inuit Tapiriit Kanatami, j’ai le plaisir d’être ici pour représenter les Inuits. Il est important de collaborer avec les provinces et les territoires puisque nous voulons améliorer les résultats scolaires de nos enfants et de nos jeunes. Ces derniers doivent être aptes, tant sur les plans physique, mental et émotionnel, à contribuer à notre société. Pour ce faire, leurs foyers et leurs collectivités doivent être exempts de violence et de mauvais traitements. Nous faisons également appel au gouvernement du Canada pour qu’il s’implique et soit notre partenaire dans cette initiative. »
La présidente de l’association Pauktuutit Inuit Women, Elisapee Sheutiapik

[Traduction]
« Les réunions de ce groupe de travail ont non seulement fourni l’occasion aux organismes autochtones nationaux et aux responsables des initiatives provinciales et territoriales de faire entendre leurs préoccupations, mais aussi, et c’est encore plus important, de collaborer et de s’entendre pour aller de l’avant dans des dossiers clés comme l’éducation et le développement économique et pour mettre fin à la violence envers les femmes autochtones, en misant sur des solutions qui tiennent compte des femmes, des hommes, des familles et des communautés. En poursuivant dans cette voie, nous espérons que le gouvernement du Canada acceptera aussi de se joindre à nous dans cette importante entreprise positive, et que nos Autochtones, en particulier les femmes autochtones, verront un avenir où nos enfants, nos petits-enfants et les générations qui les suivront pourront participer pleinement à un Canada où l’égalité, les possibilités et le respect des droits de la personne persisteront. Notre continuons d’espérer que notre vision pour l’établissement de communautés sécuritaires, saines et viables sur les plans économique et environnemental pour tous les citoyens du Canada se réalisera. »
La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, Jeannette Corbiere Lavell