TERRE-NEUVE - 30 janvier 1998 - Le Canada a dépassé son objectif de l'an 2000 visant à réduire la quantité d'emballages voués à l'élimination quatre ans avant l'échéance prévue, selon un rapport rendu public aujourd'hui par le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME). La quantité d'emballages acheminés vers l'élimination a diminué de 51 % comparativement aux estimés de référence établis en 1988 par le Groupe de travail national sur l'emballage du CCME, un groupe d'action volontaire formé de représentants des gouvernements, de l'industrie, de groupes de consommateurs et de groupe environnementaux. Cet objectif est l'une des trois étapes prévues au Protocole national sur l'emballage, un engagement volontaire à réviser complètement les pratiques du Canada en matière de production et d'élimination des déchets d'emballages.
Dans le cadre du Protocole, les gouvernements et les intervenants on établi six politiques nationales sur l'emballage et se sont volontairement donné pour principal objectif de réduire de 50 % la quantité d'emballages voués à l'élimination avant l'an 2000. Le premier objectif, qui visait une réduction de 20 % avant 1992, a été dépassé de 1 %, pour une réduction totale de 21 %. Grâce à cette performance, 1,17 millions de tonnes métriques d'aluminium, de verre, de papier, de plastique, d'acier et de bois ont évité l'élimination. Le deuxième objectif de 35 % était fixé pour 1996 et le troisième objectif de 50 % pour la fin de l'an 2000.
Les résultats de 1996 indiquent que le poids des emballages éliminés est passé de 5,41 millions de tonnes en 1988 à 2,64 millions de tonnes en 1996, ce qui correspond à une réduction de 56 % par habitant. L'objectif de l'an 2000 a été dépassé, même si la population du Canada a enregistré une croissance de 11 %.
«Malgré une croissance de la population et du PIB, nous avons réussi à réduire considérablement la quantité d'emballages acheminés vers les lieux d'élimination», a déclaré Oliver Langdon, ministre de l'Environnement de Terre-Neuve et du Labrador et président du CCME. «Je suis encouragé par nos progrès et impressionné par la détermination de tous les intervenants - depuis les représentants de l'industrie jusqu'aux consommateurs - et j'ai confiance que, dans l'avenir, nous parviendrons collectivement à réduire davantage l'impact des emballages sur l'environnement.»
Les secteurs où la réduction des emballages a connu les progrès les plus importants sont le transport, la fabrication et la distribution, qui étaient responsables de l'utilisation de 60 % des emballages en 1988 comparativement à 40 % dans le secteur des emballages de consommation. Selon George Cornwall, président du Groupe de travail national sur l'emballage, l'immense impact qu'a eu l'initiative sur les phases initiales du processus permettra d'accomplir de grands progrès au niveau des consommateurs, un secteur qui a déjà progressé grâce à des tendances comme l'utilisation d'emballages légers, l'achat en vrac et l'augmentation du recyclage résidentiel.
Les progrès réalisés par rapport aux objectifs du Protocole sont évalués d'après les estimés d'emballage de 1988, qui sont fondés sur des données du Recensement des manufacturiers canadiens de Statistique Canada pour l'année 1988, sur des estimés relatifs à la réutilisation et au recyclage des emballages établis par l'industrie et sur des données commerciales concernant la valeur monétaire des importations et des exportations. La quantité d'emballages acheminés vers l'élimination au Canada est calculée par le biais de plusieurs activités, notamment une enquête de Statistique Canada menée auprès de 10 000 établissements industriels et destinée à recueillir des données sur les emballages utilisés, réutilisés et envoyés au recyclage.
«Même si nous avons dépassé notre objectif de l'an 2000, grâce aux efforts que l'industrie a consacrés à l'expansion et à l'implantation d'initiatives de réduction, de réutilisation et de recyclage, et grâce aux municipalités, qui out consacré des fonds importants à l'implantation et à l'expansion des programmes de recyclage résidentiel, nous savons que nous pouvons encore faire des progrès», a déclaré George Cornwall. Dans les prochains mois, le Groupe de travail examinera en détail les résultats de 1996 dans le cadre d'une évaluation globale des six politiques du Protocole. L'examen visera principalement à repérer des secteurs où il y a encore des progrès à accomplir. Le CCME évaluera également la nécessité de mener une autre enquête en l'an 2000 pour continuer à surveiller l'évolution des tendances en matière d'élimination des emballages.
«Aucun autre pays n'a examiné ses pratiques d'élimination avec la rigueur que le Canada a choisi volontairement d'appliquer», a indiqué le ministre Langdon. «Le dynamisme avec lequel nous avons répondu à l'appel à l'action du Protocole peut servir de modèle pour les initiatives de détournement des déchets d'autres pays, et les efforts soutenus déployés dans le cadre du Protocole pourront donner l'occasion aux consommateurs canadiens de contribuer davantage à la réduction, à la réutilisation et au recyclage des déchets d'emballages», a-t-il conclu.
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