Réunion du Conseil des ministres des pêches de l’Atlantique

Mot d’ouverture de l’honorable Herb Dhaliwal, C.P., dép., ministre des Pêches et des Océans devant le Conseil des ministres des pêches de l’Atlantique

St. John's (Terre-Neuve), le 27 avril 2000

PRIORITÉ AU DISCOURS PRONONCÉ

Bonjour et bienvenue à cette réunion du Conseil des ministres des pêches de l'Atlantique dans cette belle ville de St. John's.

J'aimerais remercier mon coprésident, le ministre Efford, qui a la gentillesse d'être l'hôte de cette importante réunion.

Depuis ma nomination il y a huit mois, j'ai eu l'occasion de travailler avec vous sur divers dossiers majeurs, et j'ai beaucoup apprécié les relations que nous sommes parvenus à établir.

J'aimerais vous dire quelques mots sur ma vision à l'ouverture de cette réunion.

L'avenir des pêches au Canada m'enthousiasme beaucoup. Je pense que nous traversons une époque remplie de possibilités - des possibilités pour tirer de nos pêches et des ressources maritimes des retombées économiques et sociales formidables.

Mais, pour bien tirer profit de ces possibilités, nous devons continuer à travailler en coordination et en collaboration les uns avec les autres, et avec l'industrie, afin de préserver ces ressources et de les exploiter de façon responsable. Compte tenu des réunions et des discussions fort positives que nous avons eues à ce jour, j'ai toutes les raisons de croire que cette relation fructueuse se poursuivra.

C'est notre première réunion depuis septembre dernier, lorsque nous avons adopté un mandat visant à améliorer l'efficacité du Conseil dans le traitement des enjeux concernant les pêches et l'aquaculture de l'Atlantique, ainsi que dans le développement de ces industries dans les localités côtières.

Et il s'agit aussi de notre première réunion depuis que nous avons signé, avec nos collègues des autres provinces, l'Entente de coopération intergouvernementale en matière de pêche et d'aquaculture.

Depuis, nous avons fait de grands progrès dans le renforcement des liens de coopération entre nous et avec les intervenants de l'industrie. Permettez-moi de vous donner quelques exemples :

       
  • Dans la foulée de notre résolution conjointe visant à faire du Canada un chef de file mondial de l'aquaculture durable, nous avons lancé une vaste campagne de consultations pour que l'industrie canadienne soit orientée par des objectifs communs et qu'elle se développe d'une façon écologique.    

     

       
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  • Il y a deux jours, j'ai annoncé de concert avec Yves Bastien, commissaire au développement de l'aquaculture, les premiers projets bénéficiaires de subventions du Programme de partenariat en aquaculture, d'une valeur de plus de 400 000 $. Il s'agit d'une importante initiative qui va aider l'industrie de l'aquaculture, dans tous les coins du Canada, à mettre sur pied des partenariats et à réaliser des projets d'envergure nationale et régionale.    

     

       
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  • Récemment, mon ministère a annoncé la nomination du président d'un groupe de personnalités éminentes dont les travaux compléteront les nombreuses initiatives de collaboration que nous avons mises en marche pour évaluer et gérer la population canadienne de phoques.    

     

       
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  • J'annoncerai dans un proche avenir les noms des trois membres de ce groupe.    

     

       
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  • Et, récemment aussi, nous avons collaboré de près avec l'industrie et le gouvernement de Terre-Neuve pour prendre les mesures nécessaires pour assurer la viabilité à long terme de la pêche lucrative du crabe des neiges dans cette province. Cela m'a fait chaud au cœur d'entendre le ministre Efford exprimer immédiatement dans les médias son appui en faveur des mesures que venait d'annoncer le MPO dans ce secteur.

En septembre dernier, nous ne faisions que commencer à bien saisir les répercussions du jugement de la Cour suprême du Canada dans l'affaire Marshall.

Depuis, le gouvernement fédéral a débloqué des ressources considérables pour permettre une participation autochtone à la pêche. J'ai passé en revue nos plans de mise en œuvre du jugement Marshall à l'occasion d'un entretien que j'ai eu, en mars dernier, avec les ministres Fage et Robichaud ainsi qu'avec des fonctionnaires de Terre-Neuve et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Mon objectif a toujours été de faire preuve de leadership dans la promotion d'un climat de coopération, et non pas de confrontation. Par la conduite de négociations officielles et par la recherche de compromis, nous avons travaillé de concert avec tous les intéressés. Je pense que notre démarche produit des résultats aujourd'hui, et qu'elle apportera encore plus de succès dans un proche avenir - pour les pêches tant autochtones que traditionnelles. Je me félicite d'avoir pu compter sur votre appui durant ce processus.

Je suis un grand partisan de la consultation et de la coopération - non seulement dans le dossier Marshall, mais sur d'autres sujets aussi.

J'ai cherché à améliorer la collaboration avec les provinces pour que le Canada puisse maintenir sa réputation de fournisseur de poisson et de fruits de mer de qualité. Le ministre Efford va nous en reparler un peu plus tard.

Et je me suis mis en contact avec mes principaux collègues du Cabinet fédéral pour trouver des moyens d'améliorer la compétitivité du Canada sur les marchés internationaux des produits et services dans les domaines de la pêche et des océans.

Notre présence sur la scène internationale est tout aussi importante lorsqu'il s'agit de conservation.

À cet effet, j'aimerais vous parler, plus tard aujourd'hui, du processus de ratification de l'Accord des Nations Unies sur la pêche (l'ANUP), un processus auquel j'ai pris une part active. Cet Accord constitue un instrument essentiel pour assurer l'exploitation durable des stocks de poissons chevauchants et fortement migrateurs, sur lesquels nous-mêmes, ainsi que d'autres pays, comptons.

Quand je pense à l'avenir, je pense aux mesures prudentes que nous prenons aujourd'hui et je nous imagine en train de regarder en arrière et de dire : " Nous avons pris les bonnes décisions pour assurer l'avenir de notre riche patrimoine maritime, pour nos enfants et nos petits-enfants. "

Notre objectif commun est de trouver le juste équilibre entre la production de richesse et la nécessité de protéger et de maintenir la santé à long terme de nos océans, de nos voies navigables et de nos ressources marines.

En ce début de XXIe siècle, c'est l'un des défis les plus importants que nous ayons à relever.

Je me réjouis du fait que chacun de nous ici apporte ses priorités à la table et je pense que notre ordre du jour va nous donner l'occasion de tenir des discussions productives et ainsi dégager de nouveaux points de vue sur la façon de travailler encore mieux ensemble pour résoudre les principaux enjeux.

En travaillant ensemble, nous mettons en place les conditions essentielles au succès.

Merci.