L’exercice 2024-2025 s’est caractérisé par une forte demande de conférences intergouvernementales et une évolution de l’environnement opérationnel ayant exigé de la souplesse, de l’innovation et de la rigueur financière. Les modes de conférence hybride et virtuel sont demeurés au centre de la prestation de services du Secrétariat des conférences intergouvernementales canadiennes (SCIC), ce qui témoigne de la préférence des gouvernements pour les modèles flexibles équilibrant participation en personne et efficience. Le Secrétariat a appuyé 163 conférences intergouvernementales, soit le plus grand nombre de conférences jamais atteint au cours d’un exercice comprenant des réunions en personne. De ce nombre, il y a eu 125 conférences fédérales-provinciales-territoriales (FPT) et 38 conférences provinciales-territoriales (PT), preuve de l’importance continue du rôle impartial du SCIC dans la facilitation du dialogue entre les gouvernements.
La demande a été particulièrement forte aux échelons supérieurs du gouvernement. Le nombre de réunions de ministres a augmenté de 19 % par rapport à l’exercice précédent (de 53 à 63), tandis que le nombre de conférences de sous-ministres a connu une hausse de 45 % (de 60 à 87) et que le nombre de conférences de premiers ministres est passé d’une à trois. Le Secrétariat a maintenu un taux de satisfaction de la clientèle considérablement élevé, avec une moyenne de 94,5 % de la part des organisateurs de conférences et de 94,8 % de la part des participants, dans les deux cas bien au-delà de la cible de 90 %. Ces résultats rendent compte de la capacité du SCIC d’offrir des services professionnels, impartiaux et de grande qualité, malgré de constantes pressions externes et internes.
Plusieurs facteurs externes ont influé sur le contexte opérationnel. Les pressions inflationnistes et les contraintes financières ont eu une incidence sur les coûts et les ressources. De plus, l’imposition de droits de douane par les États-Unis en 2024-2025 a entraîné la tenue d’une série de réunions intergouvernementales hautement prioritaires, dont certaines ont été organisées à seulement quelques jours de préavis. De tels événements mettent en évidence à la fois l’imprévisibilité des affaires intergouvernementales et la capacité du SCIC de se mobiliser rapidement et de maintenir l’excellence de ses services malgré des échéances serrées.
La viabilité financière est demeurée une priorité. Les autorisations budgétaires totales de 2024-2025 ont été très similaires à celles de l’exercice précédent, s’appuyant sur le financement supplémentaire temporaire annoncé dans le Budget de 2023. Le Secrétariat a utilisé près de 99 % des ressources disponibles (moins de 1 % des fonds n’ont pas été dépensés), du fait des ressources considérables nécessaires au soutien de réunions en personne ou hybrides et des coûts additionnels découlant de l’évaluation indépendante du programme. Bien que le financement temporaire ait permis au Secrétariat de répondre à la demande croissante, les pressions financières subsistent, ce qui révèle le besoin d’une solution à long terme pour stabiliser les ressources disponibles du SCIC.
Le renouvellement stratégique a occupé une place centrale en 2024-2025. Le Secrétariat a lancé une évaluation exhaustive de son programme, dans le cadre de laquelle ses clients ont été mobilisés et ses processus internes ont été examinés afin de déterminer la pertinence à long terme, le rendement et la viabilité de l’organisme. L’évaluation a permis de valider le rôle neutre et professionnel du SCIC, tout en soulignant le besoin de moderniser les modèles de financement et de gouvernance. Les initiatives de modernisation ont également bien progressé, notamment le lancement d’une nouvelle mouture du système de gestion de conférences plus conviviale et accessible, la numérisation des archives en recourant à des outils d’intelligence artificielle et le renforcement des protocoles de cybersécurité.
À l’interne, le Secrétariat a mis en pratique son plan sur l’accessibilité de 2023-2025. Ainsi, il a mis en œuvre de la formation et des listes de vérification de l’accessibilité lors de la prestation de services et a maintenu la priorité à l’égard de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Un nouveau chef d’équipe des ressources humaines a été nommé pour implanter un plan de relève, renforcer les processus de dotation et favoriser la résilience de l’effectif. Dans le souci d’accroître l’intendance et la responsabilisation, nous avons mis à jour nos cadres stratégiques en matière d’approvisionnement, de délégation financière et de contrôle interne. Fruits d’un exercice sous le signe de l’intensité opérationnelle et de la préparation stratégique, ces actions combinées ont permis au SCIC de se positionner en vue de continuer à s’adapter aux défis extérieurs tout en jetant les bases de sa transformation à long terme.